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NOSBAUM & REDING - ART CONTEMPORAIN
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Vue de l´exposition de groupe, Spiel mir das Lied vom Tod, Galerie Nosbaum & Reding, Luxembourg, 2011
 Julia Cottin, Valérie Favre, Maël Nozahic
2. Vue de l´exposition de groupe, Spiel mir das Lied vom Tod, Galerie Nosbaum & Reding, Luxembourg, 2011
Julia Cottin, Valérie Favre, Maël Nozahic
Vue de l´exposition de groupe, Spiel mir das Lied vom Tod, Galerie Nosbaum & Reding, Luxembourg, 2011
Barthélémy Toguo, Nicole Tran Ba Vang, Maël Nozahic
3. Vue de l´exposition de groupe, Spiel mir das Lied vom Tod, Galerie Nosbaum & Reding, Luxembourg, 2011
Barthélémy Toguo, Nicole Tran Ba Vang, Maël Nozahic
Vue de l´exposition de groupe, Spiel mir das Lied vom Tod, Galerie Nosbaum & Reding, Luxembourg, 2011
Barthélémy Toguo
4. Vue de l´exposition de groupe, Spiel mir das Lied vom Tod, Galerie Nosbaum & Reding, Luxembourg, 2011
Barthélémy Toguo
Spiel mir das Lied vom Tod - Group show with Julia Cottin, Valérie Favre, Maël Nozahic, Barthélémy Toguo, Nicole Tran Ba Vang
10.03.2011-23.04.2011
Spiel mir das Lied vom Tod - Group show with Julia Cottin, Valérie Favre, Maël Nozahic, Barthélémy Toguo, Nicole Tran Ba Vang - Vue de l´exposition de groupe, Spiel mir das Lied vom Tod, Galerie Nosbaum & Reding, Luxembourg, 2011
Barthélémy Toguo, Valérie Favre, Maël Nozahic, Julia Cottin
Vue de l´exposition de groupe, Spiel mir das Lied vom Tod, Galerie Nosbaum & Reding, Luxembourg, 2011
Barthélémy Toguo, Valérie Favre, Maël Nozahic, Julia Cottin
Spiel mir das Lied vom Tod

Proposée par Damien Deroubaix, l’exposition collective "Spiel mir das Lied vom Tod" (titre allemand du western "Il était une fois dans l’Ouest") réunit les œuvres de cinq artistes autour de la notion d’éphémère. Mélangeant les supports et les approches artistiques, cette collection hétéroclite de vanités contemporaines se fait l’écho des questionnements existentiels qui jalonnent l’exposition personnelle de Damien Deroubaix dans l’espace principal de la galerie.

Image empruntée à une photographie trouvée, les palmiers carbonisés de Julia Cottin semblent enregistrer quelque désastre naturel sur une île tropicale. Pourtant, ces "Prétendants" (2009) n’ont pas volé leur nom, puisqu’il s’agit en vérité de poutres de chêne que l’artiste a burinées au moyen d’une disqueuse, puis calcinées au chalumeau. Plus qu’un simple leurre, ces troncs de cocotier nous renvoient à la notion d’hétérotopie, définie par Michel Foucault comme un lieu concret de l’utopie. En opposant à l’illusion d’un espace hétérotopique – celui, toujours lisse et parfait, des paradis de voyagistes – celle de l’artifice, Julia Cottin crée un « contre-emplacement », dans lequel, pour parler avec Foucault, « tous les autres emplacements réels que l’on peut trouver à l’intérieur de la culture sont à la fois représentés, contestés et inversés ».

La peintre suisse Valérie Favre reprend dans sa série de "Suicides" (2008-2010) un sujet popularisé, si l’on ose dire, par Andy Warhol au début des années soixante. Se gardant de tout sensationnalisme, les tableaux de Valérie Favre font appel à l’imagination du spectateur, dans la mesure où les corps des suicidés sont tout au plus esquissés. Ce faisant, ils mettent en doute la capacité de toute représentation à restituer le moment ultime, comme l’explique la philosophe et historienne d’art Jacqueline Lichtenstein : « Bien que tout le travail de Valérie soit un effort constant pour échapper aux pouvoirs insidieux de l’image, particulièrement dans cette série, le geste pictural vise des représentations évanescentes […]. L’instant de la mort ne peut pas être peint, mais il entraîne nécessairement une destruction instantanée ou lente des images, un courant violent de sensations ne parvenant plus à s’actualiser que sous une forme embryonnaire*. »

Les aquarelles de la série des "Nouveaux êtres" (2007-2010) présentées par Maël Nozahic se rapprochent à plus d’un titre des œuvres de Damien Deroubaix, dont elles partagent à la fois certains motifs (arbre de vie, animaux, crânes…) et une fascination assumée pour les sujets morbides. Dans la série des "Saintes espérances" (2010), l’artiste a retravaillé des œuvres sur papier réalisées au moyen de la technique ancestrale du canivet, qui consiste à découper un motif de dentelle dans une feuille de parchemin ou de papier dont la partie centrale accueille une image pieuse ou un psaume. En détournant leurs motifs ou textes, auxquels elle adjoint des figures de son univers iconographique personnel ou dont elle occulte certains passages, Maël Nozahic déjoue avec humour la promesse de vie éternelle portée par ces objets de dévotion.

"Rain on a private garden" (2006) de Barthélémy Toguo est issu d’une installation réalisée pour "Notre histoire" (2006), une exposition du Palais de Tokyo – site de création contemporaine qui explorait la jeune scène artistique française. Témoignage critique du monde, l’œuvre du Camerounais entremêle références autobiographiques et allusions aux événements politiques et sociaux du monde contemporain (guerres, inégalités sociales, discriminations…). Son « jardin privé » met en scène des « corps qui à la fois jouissent et souffrent de la vie, continuellement tiraillés par l’excès de plaisir qui entraîne leur douleur et leur perte** ».

"Aphrodite, 2160 ans" (2010), de l’artiste et photographe Nicole Tran Ba Vang, fait partie de la série "You will never die", dans laquelle l’artiste revisite des icônes de l’art occidental, prisées pour leur sens de l’équilibre et de l’harmonie. Cette sculpture reprend ainsi une "Tête d’Aphrodite du type du Capitole" datant de l’époque romaine impériale et aujourd’hui conservée au Musée du Louvre. S’inscrivant dans la pratique appropriationniste de l’artiste, elle fait subir à son modèle un vieillissement prématuré et questionne ce faisant les notions de beauté et de jeunesse éternelles. En même temps, elle rend leur part d’humanité à ces représentations parfaites de la beauté idéale en les arrachant à leur contexte atemporel pour mieux les réconcilier avec le phénomène inéluctable de l’évanescence.

* « Les chorégraphies picturales de Valérie Favre », Valérie Favre : Visions, Kunstmuseum Luzern/Carré d’art-Musée d’art contemporain de Nîmes, Lucerne/Nîmes, 2009.
** Communiqué de presse, Notre histoire, exposition du 21 janvier au 25 mai 2006, Palais de Tokyo – site de création contemporaine, Paris.


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The group exhibition "Spiel mir das Lied vom Tod" (after the German title of the western "Once Upon a Time") is a proposal by Damien Deroubaix. It gathers the works of five artists to explore the notion of evanescence. Using a wide range of artistic mediums and approaches, Julia Cottin’s burnt palm trees, Valérie Favre’s "Suicides" painting series, Maël Nozahic’s chimaeras, Barthélémy Toguo’s private gardens and Nicole Tran Ba Vang’s artificially-aged busts revolve around representations of death in art and popular culture. As contemporary versions of the memento mori, they echo the ghosts that haunt Deroubaix’s solo show on display in the main gallery space.


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Julia Cottin (née en 1981 à Chalon-sur-Saône, vit et travaille à Paris)
Diplômée de l’Ecole supérieure d’art et design de Saint-Etienne en 2006
Expositions personnelles (sélection) : Forh-Ist, Centre d’Art Contemporain de Lacoux, Humeurs (avec Yannick Vey), Galerie Philippe Durand, Saint-Étienne (2010) ; Plan d’évasion, Le(9)bis, Saint-Étienne.
Expositions collectives (sélection) : Kit, modules Pierre Bergé et Yves Saint-Laurent, Palais de Tokyo, Paris (2010) ; L’atelier, Bruxelles, En attrapant les mouches, le Lieu-Dit, Bonnay, Mulhouse 007 – la création contemporaine issue des écoles d’art, Mulhouse, Printemps français en Lettonie, Centre culturel français, Riga, Space Invasion, Österreichisches Museum für Volkskunde, Vienne (2007) ; Travaux en cours, Musée d’art moderne de Saint-Étienne (2006).
Résidences : Générale en Manufacture, Sèvres (2009).

Valérie Favre (née en 1959 à Evilard, Suisse, vit et travaille à Berlin)
http://www.valeriefavre.net/
Expositions personnelles (sélection) : The Art of Watching Birds, Galerie Barbara Thumm, Berlin (2011) ; y’a un truc qui masque l’horizon, Galerie Jocelyn Wolff, Paris (2010) ; Visions, Kunstmuseum Luzern et Carré d’Art-Musée d’art contemporain de Nîmes (2009) ; Susanne Vielmetter Los Angeles Projects, Los Angeles, Operette, Kunstverein Ulm (2008).
Expositions collectives (sélection) : Let’s Dance, MAC/VAL, Paris, Intensif-Station, K21, Düsseldorf, Referenz und Neigung, Kunst des 21. Jh. aus der Sammlung, Kunstmuseum Luzern (2010) ; Autour d’un siècle d’art en France, 1860-1960, MASP, Sao Paulo, Elles, Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris (2009) ; Les chemins de la peinture, Musée d’art moderne et d’art contemporain, Nice (2008).
Collections : Artothek NBK, Berlin ; Caisse des Dépôts et Consignations, Paris ; Carré d’Art-Musée d’art contemporain de Nîmes ; FRAC Île-de-France ; Fonds national d’art contemporain, Paris ; Kunstmuseum Luzern ; Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris.

Maël Nozahic (née en 1985 à Saint-Brieuc, vit et travaille à Berlin et à Saint-Yvi)
http://maelnozahic.unblog.fr/
Expositions personnelles (sélection) : Maelström, Le(9)bis, Saint-Étienne ; Damien Deroubaix/Maël Nozahic, Institut Français, Berlin (2009) ; Battle of Mezzanine, TMP Deluxe Gallery, Berlin (2008)
Expositions collectives (sélection) : La belle peinture est derrière nous, Çağdaş Sanatlar Merkezi, Ankara ; Plaisirs et dépendances, Galerie rouge, Pont-l’Abbé (2011) ; La belle peinture est derrière nous, Sanat Limanı, Antrepo No:5, Istanbul, Les dessous de famille, Forgotten Bar Project, Berlin (2010) ; Family Jewels 2, Bahnwärterhaus, Esslingen, Elusive Dreams, Irish Museum of Modern Art, Dublin (2009).

Barthélémy Toguo (né en 1967 à M’Balmayo, Cameroun, vit et travaille entre Bandjoun, Cameroun, New York et Paris)
http://www.barthelemytoguo.com/
Expositions personnelles (sélection) : The Lost Dogs’ Orchestra, Galerie Lelong, Paris, Cissé/Toguo, Dak’Art, Biennale de Dakar, Institut Français de Dakar, Liberty Leading the People, Fundação Gulbenkian, Lisbonne (2010) ; The Pregnant Mountain, Robert Miller Gallery, New York, ... et la parole fut, FRAC Île de la Reunion, Saint-Denis (2009) ; Heart Beat, Baltic Centre for Contemporary Art, Newcastle, Spiritual Genocide, Art Brussels, Bruxelles (2008).
Expositions collectives (sélection) : ARS 11, Museum of Contemporary Art Kiasma, Helsinki, Mutations, Centro d’Arte Contemporanea Ticino, Bellinzona, Environment and Object in Recent African Art, Museum and Art Gallery at Skidmore College, New York (2011) ; The Production of Space, Studio Museum Harlem, New York, Africa: See You, See Me!, Pavilhão Preto, Museu da Cidade, Lisbonne (2010) ; Biennale africaine de la photographie 2009, Musée de Bamako, Bamako (2009).
Collections : Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris ; The Dakis Joannou Collection, Athènes ; Burger Collection, Zurich, Hong Kong ; Collection agnès b., Paris ; Musée d´art contemporain, Lyon ; Museum of Contemporary Art Miami ; Fonds national d’art contemporain, Paris ; Kunstsammlungen der Stadt Düsseldorf.

Nicole Tran Ba Vang (née en 1963, vit et travaille à Paris)
http://www.tranbavang.com/
Expositions personnelles (sélection) : You will never die, Galleria Emme Otto, Rome (2011) ; Collection Automne/Hiver 150 ans av. J-C/21010, Le(9)bis, Saint-Étienne, Vintage Collection, Galleria Emme Otto, Rome (2010) ; Galerie Erna Hécey, Bruxelles, Le(9)bis, Saint-Étienne (2009) ; Eldorado, Ballet Angelin Preljocaj (scénographie et costumes), Théâtre de la Ville, Paris, et Biennale de la danse contemporaine, Venise, Pour cet hiver, le Gras se portera plutôt vers le haut des cuisses, Galerie contemporaine des musées, Toulon (2008) ; No Stress, Just Strass, Centre de Création Contemporaine, Tours (2007).
Expositions collectives (sélection) : La photographie n’est pas l’art, Collection Sylvio Perlstein, Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, Corps et Corps, Musée des Beaux-Arts de Dunkerque (2010) ; The Armory Show, New York International Contemporary Art Fair (Galerie Erna Hécey, Bruxelles), Dress Code, L’iselp Centre d’Art Contemporain, Bruxelles, Ultra Skin, Coreana Museum of Art, Séoul, Art Protect, Galerie Yvon Lambert, Paris (2009) ; Darkside Part 1. Photographic Desire and Sexuality Photographed, Fotomuseum Winterthur, The Deluded Eye. Five Centuries of Deception, Nationalmuseum, Stockholm (2008).
Collections/Prix : Sammlung Neue Galerie am Landesmuseum Joanneum, Graz ; Frederick R. Weisman Art Foundation, Malibu ; Collection Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne ; Lauréate « Prix Arcimboldo », Fondation HP et Gens d’Images, Paris (2001) ; Lauréate « Jeune création photo », Maison européenne de la photographie, Paris (2000).
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