Nosbaum Reding Projects is a programme of guest-curated exhibitions showcasing young emerging artists from around the world.

Guest curators: Alberto Garcìa del Castillo, Agata Jastrząbek, Sophie Jung, Eglė Kulbokaitė

4, rue Wiltheim L-2733 Luxembourg
Tuesday-Saturday 11:00 - 18:00
projects@nosbaumreding.lu


  • Luis Urculo
  • Solo exhibitions (Selection)

    2016
    “L'état des choses”. Nosbaum Reding Projects. Luxembourg.

    2015

    “Reconstrucciones”. NADA New York. Solo project. Galeria Talcual. New York.

    “Table of Contents”. LynFabrikken. Aarhus.  Dinamarca.

    “4 líneas de texto”. Espacio Kukuruchos. Guadalajara. México.

    2014

    “Estados de Reposo”. MAC Chile. Santiago de Chile. Chile

    “Waiting Room”. Galeria TalCual. Mexico DF. Mexico.

    2013

    “Vol 5”. Tokyo Wonder Site Shibuya. Japón

    “Let the things go down to go up to go down”. Triennale de Lisboa. Lisboa.

    “Re”. Centro Cultural de España en Buenos Aires. Argentina

    “Solo Project Zona MACO”. Pro Gallery, México DF. México

     2012

    “Essay on Decay” Eva Ruiz galería, Madrid.

    “This side down” Galería Dama Aflita. Porto, Portugal.

    “Jet Lag” The Popular Workshop, San Francisco.

    2011

    “The thrill is gone”. Polígono Gallery. Malaga. “Blackout”. Galería La Permanente. Madrid.

    2009

    “Viagra, Cialis, Rolex Watch”. Fabrica Features. Lisboa. Portugal.

    “Residual Carpets. Casa Encendida. Madrid.

    “False Memories”. Galería Espacio Valverde. Madrid.

    “0” Galería Dama Aflita. Porto, Portugal.


    Group shows (Selection)

    2015

    “Reconstructions: Recent Photography and Video in the Met Collection” curated by Douglas Eklund

    “Summa Art Fair”. Espai Tactel. Matadero. Madrid.

    “Rumorosa : sinuosidad sonora y sensitiva del paisaje”. Galeria TalCual. Mexico DF. México

    “Chatter”. Art Insitute Chicago

    “La posibilidad”. Proyecto para Absolut Art Bar. Arco2015

    “Zona Maco”. Galeria Talcual. Mexico DF.

    2014

    “Unseen daily life”. TWS Hongo. Tokyo. Japón.

    “Imaginar un Edificio/cine Bogart”. Centro Centro. Madrid.

    2013

    “Open Studio Matadero”. El Ranchito. Madrid

    ”The Colour of Optimism”. Instituto Cervantes Berlin. Alemania.

    “Gracia Divina”. CuratorAndrea Pacheco. Sala Gasco. Santiago de Chile. Chile “Cotidianicismo”. Galería Concreta. Santiago de Chile

    “ArteBA”. Galeria espacio noMINIMO (Ecuador)

    “Editoria” Palacio Vila Flor. Guimaraes. Portugal. Comisario Isabel Abreu

    “No Shame”. Storefront Gallery for Art & Architecture. New York. EEUU. Curated by Eva Franch

    “ArtPad 2013”. The Popular Workshop Gallery. San Francisco. EEUU

    “Múltiplos de cinco”. Sala Santa Ines. Sevilla

    “Declaración de Ruina”. Fundación Cerezales Antonio y Cinia. León.

    “Duplex” Comisario Daniel Silvo. Madrid.

    “JustMad 4”, Eva Ruiz galería, Madrid.

    “DNA 33”. Galería Louis 21, Palma de Mallorca.

    2012

    “Múltiplos de cinco”. Centro Cultural Estación Mapoche, Chile

    “Múltiplos de cinco” Parque Cultural Valparaíso, Chile.

    “El Ranchito Summer office” “ Ensayo sobre la ruina”. Matadero, Madrid.

    “Domaine de Boisbuchet Workshop” “CAMOUFLAGE” comisariado por Vitra Design Museum.

Luis Urculo

L'état des choses

17.11.2016 - 07.1.2017

Travaux pratiques

Observer la rue, de temps en temps, peut-être avec un souci un peu systématique.
S'appliquer. Prendre son temps.


Noter

le lieu : la terrasse d'un café près du carrefour Bac Saint-Germain
l'heure : sept heures du soir

la date : 15 mai 1973
le temps : beau fixe

Noter ce que l'on voit.[...]. Il faut y aller plus doucement, presque bêtement. Se forcer à écrire ce qui n'a pas d'intérêt, ce qui est le plus évident, le plus commun, le plus terne.

Georges Perec, Espèces d'espaces, Ed. Galilée, Paris, 1974, p. 70

 

Habiter l’inhabituel: cette formule de Paul Virilio pourrait définir le propos de Luis Urculo (Madrid, 1978). Urculo s’interroge sur les relations dialectiques qu’entretiennent l’objet, le temps et l’espace qui l’entourent, la trajectoire et la trace. Il s’agit de saisir ce qui n’est pas, à priori, remarquable, de questionner ce qui semble tellement aller de soi et dont nous avons oublié l’origine.

A travers l’inventaire naïf, étonné, de la réalité, l’artiste nous invite à une nécessaire relativisation du savoir sur le monde. Les gestes, les bruits, les déplacements du mobilier, les chiffres qui cachent une mathématique du réel... l’environnement assimilé par habitude, par saturation, devient une opération complexe que l’oeuvre décompose, met à plat, non pour le rendre absurde mais pour rendre, au spectateur, sa liberté.

Chez Deleuze on constate que la lecture ou la description d’une réalité est une chose qui doit être construite, dessinée, comme un procédé à partir du sujet, ou bien un travail à effectuer, à esquisser.... Le travail de Urculo est exploré à l’instar d’une étude scientifique, ou anthropologique. Néanmoins, le travail est clairement subjectif, c’est la description construite de la réalité. Ainsi, ses buts sont purements poétiques.

À la frontière de l’art, de l’architecture, de la sculpture et du design, les oeuvres de Luis Urculo oscillent entre la maquette, la forme et l’objet. La dimension de masse apportée aux objets empruntés dans notre quotidien (ardoise, verre) confèrent une ambiguïté à la structure, la forme, l’objet ou le volume. Par là même, elles cherchent à se rapprocher d’une autre vérité, qui inclut des informations précises, en introduisant un processus d’observation qui questionne clairement une perception. Il déporte ainsi l’objectivité des données vers un processus esthétique dont l’objet décrit dépasse le stade du référentiel pour devenir substance même du projet ; en définitive, la démarche de Luis Urculo met à l’épreuve le “préjugé du monde objectif” largement débattu par la phénoménologie et son propos valide l’idée selon laquelle nous sommes du monde plutôt que dans le monde.

Carmen del Valle