Black & White Town

12.11.2009 - 09.1.2010

Vernissage le jeudi 12 novembre à 18h00

Artist

  • David Brognon & Stéphanie Rollin


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La Galerie Nosbaum & Reding est ravie de présenter une exposition personnelle de The Plug intitulée « Black & White Town ». Au cours de l’été 2008, le jeune artiste avait déjà participé à « Mixed Season », une exposition de groupe à la galerie, qui réunissait d’autres artistes représentant la jeune scène artistique du Luxembourg. The Plug montrera, dans l’espace situé côté Corniche, de toutes nouvelles pièces, aux titres évocateurs, variant les supports et les mises en espace.

Animateur du mouvement post-graffiti et activiste impénitent de la mouvance ska punk, The Plug n’est plus, loin s’en faut, un inconnu dans le circuit de l’art contemporain. Le grand public a ainsi pu découvrir cet artiste au parcours iconoclaste à l’occasion de l’exposition de groupe « ELO » au Mudam Luxembourg ou, plus récemment, lors de sa présentation monographique au Centre d’art Dominique Lang à Dudelange. Intitulée « We Are the Mods », celle-ci revisitait l’univers de la subculture du même nom, née dans la Grande-Bretagne ouvrière de la fin des années cinquante et redécouverte dans les années soixante-dix, où elle devait notamment influencer les mouvements punk et skinhead.

The Plug renoue en quelque sorte avec le milieu qui l’a vu faire ses gammes, en s’intéressant de plus près aux aléas de l’intervention en milieu urbain. Certains se souviendront à ce propos de son raid sur le kiosque de l’AICA à Luxembourg (« My last good deal on eBay », 2008), qu’il avait claquemuré dans une construction en bois, renvoyant dos à dos white cube et street art. Si cette œuvre publique laissait déjà percer son intérêt renouvelé pour la rue comme lieu privilégié des affrontements symboliques entre différentes sensibilités sociales, elle témoignait non moins d’un certain scepticisme envers l’art dit en l’espace public, qui, sous prétexte de « renouer avec la vraie vie », n’a pas fini de piller l’arsenal stratégique des mouvements underground qui se sont succédé depuis les années soixante ; soit ceux-là mêmes qui, à leur tour, ont trouvé le chemin des galeries...

Conscient des pièges de ce petit jeu de saute-mouton, The Plug s’en démarque astucieusement en choisissant d’avancer à visage masqué, si l’on ose dire. Au moyen d’un retournement des codes visuels établis, il multiplie les fausses pistes pour mener le spectateur de ses œuvres à une impasse sémantique qui fait se confondre signifiant et signifié. Pour preuve, on prendra « A Long Afternoon in the Park », arrangement de bancs de parc, qui, fatigués d’attendre leurs occupants, semblent s’être résolus à se battre en lieu et place de ceux-ci. Suivant la même logique, on ne s’étonnera guère que les œuvres de l’artiste d’origine belge jouent volontiers sur les écarts entre les objets qu’elles donnent à voir et les points de langue qui leur servent de titres.

Né en 1978 à Messancy (Belgique), The Plug vit et travaille à Arlon et Luxembourg.