An Exhibition of Collaborations with 7 Imaginary Friends Showing a Variety of Painterly Mishaps Flaunted as Majestic Embellishments

26.6.2010 - 04.9.2010

Vernissage le samedi 26 juin à 11h00 en présence de l’artiste

La Galerie Nosbaum & Reding est ravie de présenter une troisième exposition personnelle de Manuel Ocampo (né en 1965 à Quezon City, RP, vit et travaille actuellement aux Philippines), avec de nouvelles peintures interpellant le public par leur intensité picturale et leur forte symbolique. Dès le milieu des années ’80, Manuel Ocampo s’installe à Los Angeles. L’élan multiculturel de la Californie du Sud donnera cet important contexte qui lui permit de lier au sein de son travail l’histoire collective (celle des Philippines, du monde colonial hispanique, de l’implantation ou l’oppression coloniale et post-coloniale de la civilisation occidentale et/ou de la morale catholique) à son histoire personnelle, aux expériences singulières qui sont les siennes. De nombreuses expositions dans le monde entier ont, depuis sa participation à la Documenta IX en 1992, montré les contenus multiples de son travail: les idéologies et la religion, l’histoire et le politique, les concepts d’excès et de simulation, ceci à travers un regard humoristique, parfois scatologique. Sa figuration par moments expressive se rapproche étrangement des premiers caricaturistes politisés du 18ième et 19ième siècle tout en reflétant l’héritage pop des Etats-Unis et le caractère burlesque d’un certain art californien.

Manuel Ocampo est un des plus importants artistes des Philippines. Depuis deux décennies il participe à de nombreuses expositions personnelles et collectives à travers le monde (Documenta IX en 1992, Biennale de Venise en 1992 et 2002, Biennale de Berlin en 2000, Biennale de Lyon en 1998, …) et son travail est présent dans d’importantes collections de musées internationaux. Ses prochaines expositions le mèneront à New York et à San Francisco.



Artist’s statement

The theme that comes up again and again are figures that connect to a sort of myth induced stereotype rendered iconic but are bludgeoned into a farcical conceptual iconoclasm rendered absurd by its exaggerated impotence as carriers of meaning or the esthetics of politics. The paintings are a comment on desire as painting itself is an object accustomed to this wish of being desirous yet in the series they have a knack of providing some difficulty to the viewer as the conventions of painting are dismantled to the point of ridicule.

Manuel Ocampo